Touche pas à mes internets

Il existe un projet de loi aux Etat-Unis qui menace l’existence de ce blog. Les centaines de milliards de lecteurs du CJDM pourraient ainsi être privés, sur un coup de tête d’un agent fédéral bourré au junk food et à la beer à base de pétrole, de l’immense contenu scientifique et pédagogique de cette pièce importante de la chabaka 3ankaboutiya. Le machin s’appelle SOPA (Stop Online Piracy Act)  et selon une légende populaire que je viens d’inventer, il aurait été inspiré à un congressman après un dîner avec des représentants de la DST et une visite guidée dans ses locaux.

Comme beaucoup d’homo sapiens 2.0, je tiens absolument à mes internets : y sont hébergés mes pornos, mes blogs préférés, mes musiques piratés, mon encyclopédie préférée, le journal le plus classe du monde,  mes gags, mes lolcats, ma poubelle, les forums en rose qui débitent les fatwa les plus LOL du monde, mon agence de presse, les éditos de Karim Boukhari, l’insulte la plus longue et la plus classe du monde ainsi que bien d’autres nécessités de la vie et la possibilité qu’un moqaddem du FBI puisse éteindre sans décision de justice un site web me donne le même sentiment que lorsque j’entre dans une mou9ata3a marocaine.

Si vous n’êtes pas citoyen américain, et vous ne l’êtes probablement pas, vous pouvez signer la pétition adressée au State Department.

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[SONDAGE] Fouad Ali El Himma vs Mohammed Mounir El Majidi : le match !

Souvent homme est confronté dans la vie à des choix très difficiles : Marlboro ou Winston, avec ou sans capote, être ou ne pas être, G8 ou PJD, panini poulet ou bolognaise, Nationale ou autoroute, cravate ou pas cravate, à l’intérieur ou en terrasse, sandwich une fois ou de foie, liker une vidéo de Benkirane ou pas, devenir féministe ou se raser les aisselles, frauder le fisc ou ne pas payer ses impôts, mater de derrière de cette jolie demoiselle ou ses boobz (la réponse B), iPhone ou Android, et enfin, Céline ou Marquez. Cette liste est, bien entendu, exhaustive.

Or chers lecteurs, le choix que je vous demande aujourd’hui de faire est bien plus subtil et délicat : il faudrait choisir l’homme que vous détestez le plus au monde. Car si certains personnages ne suscitent chez les humains pas trop cons qu’un mépris vulgaire – je pense notamment à Claude Guéant, Marc Levy, Paulo Coelho, Moncef Belkhayat et Bill O’Reilly – d’autres provoquent en nous une haine sans commune mesure, infinie, donc presque incomparable.

The King ('s friends) of fighters

Lequel vous est le plus insupportable ? Celui qui a ruiné l’économie de ce pays ou celui qui a saboté ses partis politiques ? Celui qui gère Siger ou celui qui a créé le PAM ? Celui qui se croit tout permis ou celui qui se croit tout permis ? L’ami du roi ou l’ami du roi ? Celui qui vous appauvrit ou celui qui vous prend pour des cons ? La décision n’est pas facile à prendre, je vous le concède, mais elle est nécessaire.

Nota -1 : je remercie la jeune pucelle qui m’a suggéré cette idée au détour d’une chaste étreinte et qui se reconnaîtra.

Nota – 2 : Si vous souhaitez partager ce sondage sans la digression introductive, utilisez ce lien http://poll.fm/3f5d0 

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Victoire du PJD : les explications lucides de Tahar Ben Jelloun

Lorsque Tahar Ben Jelloun quitte les bas-fonds de la littérature le temps de sombrer dans l’analyse politique, la pertinence et la justesse de ses propos sanglants font frémir toute l’intelligentsia bienpensante glutineuse et aveuglée par le résultat d’un scrutin auquel n’importe qui était invité : analphabètes, Moncef Belkhayat, ouvrières des usines de textiles, habitants des bidonvilles porteurs de maladies et de saleté, jeunes filles voilées et tant d’autres citoyens redondants … Quelle crédibilité, quelle légitimité peut-on concéder à des élections qui donnent le même poids à une voix intelligente, comme celle Fouad Laroui, qu’à des vulgaires vendeurs de cigarettes au détail ? Une fan de Twilight, jupe courte et décolleté (un mariage de goût douteux que tout homme raisonnable ne manquera pas de pardonner en ces temps graves d’islamisme faussement modéré), c’est-à-dire, une femme moderne, n’est-elle pas plus mieux placée pour décider de l’avenir du pays qu’une honnête femme au foyer, cachant son inconscience derrière un foulard islamique ?

Ainsi, quand l’éditorialiste epsilon se réjouit de la victoire des islamistes, y voyant d’abord l’échec de Fouad Ali El Himma et de la longue tradition du parlementarisme de l’administration, Tahar Ben Jelloun, lui, va au fond des choses pour y déceler les raisons d’un raz-de-marée pileux qui ne va pas tarder à emporter dans ses sillages les fondements d’une démocratie vieille de 50 ans en empêchant nos femmes de porter des strings. Exit les explications vulgaires par leur trivialité, selon lesquelles cette victoire est le résultat d’un travail politique et social qui a débuté aux années quatre-vingt. Qu’importe le désespoir de l’élite francophone elle-même qui en a plus que marre de la corruption, du clientélisme et des privilèges économiques et politiques de quelques chanceux. C’est d’ailleurs tout le contraire, car les islamistes marocains risquent de bloquer l’évolution de ce pays où le fléau de la corruption, où la précarité et les inégalités sont de plus en plus intolérables nous dit-il.

Le succès du PJD, et Monsieur Ben Jelloun a eu l’extrême bonté de nous le faire savoir est insidieux, fourbe et donc antidémocratique : il ne tient qu’à la conjugaison illégitime des techniques de communication modernes avec le politique et le religieux. D’ailleurs l’existence d’un compte twitter du PJD confirme les propos du poète : plus d’un million de marocains ont été comme ensorcelés, faibles d’esprits qu’ils sont, par les tweets d’un militant islamiste honteusement caché derrière son écran. Quelles méthodes de voyous ! Quels truands politiques !

Or le Maroc a toujours été laïque, nous apprend Maître Ben Jelloun, et jamais politique ne s’est permise de fricoter bassement avec la religion comme le prouvent par exemple l’article 222 du code pénal marocain, ou l’article 19 de l’ancienne constitution. Jamais, ô jamais, Hassan II ne s’est permis un acte politique en vertu de son statut de Commandant des Croyants , et jamais prêche du vendredi ne fut consacré à l’appel au vote positif lors d’un référendum.

Nous savons d’ailleurs tous que ce mariage contre-nature, politico-religieux, a été inventé par Abdillah Benkirane alors qu’il entamait une génuflexion ratée pendant la prière de midi. Et Tahar Ben Jelloun, toute honte ingurgitée, s’autorise à réécrire une Histoire têtue qui a eu l’outrecuidance de ne pas adhérer à sa percutante analyse. Il en va ainsi de tous les grands intellectuels de ce monde : ils commencent par émettre une idée ou un jugement, puis, forts de leur notoriété et de leur crédibilité parmi le lectorat de Marc Levy, ils obligent les éléments objectifs à s’altérer pour correspondre à leur pensée.

Mais maintenant que Tahar Ben Jelloun a bien expliqué le triomphe des barbus en quelques phrases, tant les mots de l’écrivain sont remplis de sens et enduits de raison huileuse, les lecteurs du Monde vont maintenant connaitre les dangers encourus par tous les modernistes de ce pays. Cela commence par un prêche moralisant dont la religion islamiste détient le monopole contrairement à l’Eglise catholique par exemple. Soudain, au détour d’une prière, alors que les citoyens ont été drogués par tant de morale, fusent les fatwas liberticides et les appels aux jihad. Avez-vous maintenant la chair de poule ? Non ? Eh bien, relisez, bande de cons.

Mais tout cela, chers concitoyens, n’est finalement que le résultat logique de la politique d’arabisation, à qui on a attribué tous les maux, hormis le plus dangereux : l’islamisation latente de la société. D’ailleurs, l’arabe n’est-il point intrinsèquement islamiste ? La langue de Sayed Qotb ne porte-elle pas en ses entrailles le fondement même de la régression ? Tout le monde sait parfaitement que Nietzche n’est pas enseigné en philo au Maroc, et que d’ailleurs Nietzche n’a jamais été traduit en arabe.

Il y a encore tant à dire sur l’analyse lucide, structurée et véridique de notre héros national. Et même si Tahar Ben Jelloun a eu la brillante idée de la rédiger dans un style collégien pour qu’il puisse être compris des plus jeunes, elle n’en reste pas moins inaccessible à la plupart des esprits sclérosés par le martelage du discours religieux du PJD. J’entends même certains inconscients dire que le roi n’a cédé de son pouvoir que les miettes, et que l’action des islamistes sera toujours conditionnée par l’aval du monarque. M. Ben Jelloun dédaigne répondre à cela, car il ne voudrait pas leur infliger le châtiment du ridicule.

Je ne puis conclure sans attirer l’attention du lecteur sur le courage de TBJ, un homme de principes et un militant de la plume au visage dur. Brave homme avant d’être un esthète du verbe, il ne peut s’empêcher de souligner les dérives antidémocratiques du makhzen lorsque celles-ci existent, c’est-à-dire jamais.

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Vae victis !

Lorsque l’Alliance des Opportunistes, plus connue sous le sigle G8, était donnée gagnante des législatives du 25 novembre, une horde de péripatéticiennes politiques de tous bords – éditorialistes, artistes, blogueurs etc…  – se sont rués vers le RNI pour s’assurer une petite place sous le soleil de FAEH qui n’allait pas tarder à irradier notre beau pays de médiocrité, de corruption et de clientélisme. Tous ont cru faire un bon pari, selon la logique qui voudrait que l’on se mette sous la protection des puissants – quitte à y laisser son slip – plutôt que de rejoindre les partis qui correspondent le mieux aux convictions politiques de chacun.

Du jour au lendemain, l’on s’est retrouvé obligés de souffrir un discours entièrement conçu dans des agences de com’, qui avaient pour mission de débarrasser les partis de l’administration de leur passé dégueulasse, selon une stratégie en trois axes :

1 – Le RNI n’existait pas avant :

La campagne de communication du RNI ne concernait de son histoire que les quatre dernières années. En déplaçant le débat vers son bilan positif, le parti de Mezouar évitait de répondre de ses actes qui remontent depuis sa création par le Makhzen aux années 70. Ainsi, pendant des semaines, nous avons appris grâce aux explications bienveillantes des militants intérimaires que le bilan du RNI au gouvernement est plus que satisfaisant, que le seul danger encouru par notre pays est le danger islamiste, que le projet du G8 est celui de la modernité, de la démocratie et du développement économique.

Cette stratégie était d’une grande stupidité : car ce bilan a beau être embelli, enjolivé par tous les marketteurs du monde, il n’en reste pas moins catastrophique et aucun clip de campagne n’est capable d’altérer à ce point la réalité. Le RNI, qui est au gouvernement avant même que votre serviteur n’ait eu l’occasion de patauger maussadement dans le ventre de sa génitrice a tenté de nous faire croire, défiant arrogamment nos sens et les chiffres du HCP, que hamdoullah ça va, le Maroc s’en sort à merveille merci de vous inquiéter, et qu’il suffit de faire un tour sur le site Makassib pour se sentir moins pauvre, moins analphabète, moins malade, moins corrompu, moins chômeur et moins honteux d’appartenir à une Nation qui n’a réalisé d’exploits que celui d’augmenter le nombre de ses analphabètes depuis l’indépendance.

2 – S’ériger en défenseurs des libertés individuelles :

Dépourvu de toute substance, le RNI ou le PAM ne peut exister que par opposition à une autre entité plus consistante. Hier les traîtres de la Nation, aujourd’hui les barbus qui en veulent à ma bière, le RNI a cru que les marocains sont à ce point sots de se laisser avoir par l’agitation d’un spectre islamiste, alors que la makhzen n’a cessé de détruire la gauche progressiste par tous les moyens. Le comble de la bassesse était la publication par le PAM d’un argumentaire ridicule, répétitif, pour convaincre les gens de ne pas voter PJD et dont voici un extrait :

17. Comme ses alter ego Frères musulmans, le PJD a des conceptions sociales rétrogrades

18. Des tendances influentes du PJD voient d’un mauvais oeil l’accession des femmes à des postes de décision dans la fonction publique

19. Certains au PJD voient la ségrégation des genres d’un bon oeil, danger pour la mixité dans les lieux publics

20. Le PJD va retirer les financements d’associations socio-culturelles par dogmatisme idéologico-religieux

21. Le PJD a des réflexes réactionnaires profonds qui se traduiraient concrètement s’il parvenait au pouvoir

22. Le PJD stigmatise la jeunesse, ses comportements, ses codes vestimentaires, sa musique, ses modes d’expression

23. Le PJD renforcera la censure artistique et intellectuelle, notamment sur la production cinématographique

25. Le PJD debout devant le ministère de l’intérieur mais couché devant les cheikh Qaradawi, Raïssouni & co / sousinfluence

3 – Mettre en avant des têtes-à-claques :

Pour éviter un vote sanction des jeunes (qui ne votent pas – au passage) pendant cette campagne électorale qui restera dans les an[n]ales de certains, le RNI/PAM a mis en œuvre un leurre qu’on pensait efficace. Ainsi, des jeunes rigolos, médiocres, bêtes, emblèmes d’une nouvelle classe moyenne de lâches, ont été recrutés à la pelle et mis en avant pour symboliser le renouveau, la rupture avec le passé et incarner je ne sais quelle modernité promue comme l’unique voie du Salut.

Mais voyez-vous, quelques soient les moyens du RNI, il ne peut attirer des jeunes cadres que les plus médiocres, les plus malléables, les plus opportunistes. Ensuite, on a martelé pendant un bon bout de temps que le RNI met en valeur ses jeunes, et l’on a cru que les likes recueillis sur la page facebook de Moncef Belkhayat étaient un gage de sa popularité. Je n’oublierai jamais l’humiliation d’avoir été représenté, en tant que jeune, par les mêmes têtes à claques qui léchaient les orteils des professeurs au lycée. Croyez-vous  qu’un citoyen intègre, sincère, compétent, se laisserait aller à croire en cette mascarade à deux balles ? Ce serait prendre les gens pour des cons. Et les gens n’aiment généralement pas être pris pour des cons.

Et pour couronner le tout on entend le même Belkhayat expliquer sur une radio marocaine qu’il n’y avait aucun problème d’insécurité dans nos villes. Le même, cette fois improvisé constitutionnaliste le temps d’une connerie, estimait que la dilapidation des deniers publics est un droit constitutionnel. Voilà le type d’hurluberlus mis en avant par le RNI. Voilà l’archétype politique que l’on a donné à nos jeunes compatriotes pendant des mois.

Fédération des loosers

Tout cela ne devait être qu’un artifice pour gagner les voix que les notables ne réussiraient pas à acheter. Dans l’esprit des héritiers de Basri, ils devaient assurer une victoire incontestable au G8, les recettes d’antan n’ayant aucune raison de ne plus fonctionner.

Mais maintenant que la grande OPA de FAEH a échoué, que faire d’un Salah El Ouadie ? Que faire d’une Khadija Rouissi ? Que faire de tous ceux qui ont longtemps brandi leur passé militant pour mieux se vendre au plus offrant ? Que faire des petits rigolos, jeunes cadres dynamiques, qui voulaient pénétrer le champ politique par derrière ? Les ignorer, les laisser succomber à l’humiliation d’avoir retourné leur veste pour rien semble être un bon châtiment. Nous risquons de les entendre beugler pendant les cinq années à venir, au milieu de la moquerie générale, ou de l’indifférence totale.

Malheureusement le prix à payer pour se débarrasser de ces appendices était l’élection de la branche à peu près sortable du MUR. Ainsi soit-il.

Gloria victoribus !

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[Concours] Votez pour la meilleure vidéo de campagne de boycott

[UPDATE] le CJDM a été fixé sur sa consigne de vote et son choix de la meilleure vidéo pour l’instant:

Nul besoin de le préciser, ce billet n’est pas un appel au boycott des élections. Comment osez appeler au boycott alors que le CJDM est en train de plancher sur sa consigne de vote, ce qui a généré d’ailleurs quelques conflits internes est une scission mineure au sein de Takhouar: nos ex membres hard-core sont désormais joignables directement sur leur Twiteur, reconnaissables à leur CV de plusieurs lignes glissé dans la bio sinon à leur photo de profil répondant au normes les plus exigeantes de Photomaton et des standards du format passeport. (liste du courant radical ayant quitté Takhouar, filtrez par bio et photo de profil)

Revenons donc au sujet de ce billet: le concours de la meilleure vidéo de campagne.

Dans une démarche constructive le CJDM avait opté pour un concours portant sur les campagnes orientant l’auditeur vers les urnes. Force est malheureusement de constater que le contenu dans ce volet est encore faible. En attendant, on vous offre la partie 1 du concours, qui portera sur les meilleures vidéo de campagne de boycott. Concours donc de nature purement multimédia et non-idéologique.

Laissez s’exprimer le Mehdi Benkirane qui sommeil en vous:

Salut Tout le Monde, Salut Youtube, Salut les D’jeunz qui regardent la radio  هيت !

Lala AÎcha, La Marine(البحرية), pas la Comptesse(قنديشة):

Appelez là ! elle vous entendra

La première fois, Ôde au dépucelage:

Rappelez vous de Hajja Hamdaouia

Doucement père Larsen


Le pain est dur (الخبز صعيب), les imbéciles heureux:

Va voter tant que t’y es ! على وقفتك، سير صوت

Orange mécanique:

Bêtisier de Star Trek:

Dans les années trente, un petit écolier du nom de Gene Roddenberry rêvait déjà de « landeuxmille« , ce qui deviendrait après la saga ‘Star Trek’ lancée dans les années 60 bien avant Star Wars, n’était à la base qu’un bêtisier de fin d’année où des têtes disparaissaient pour laisser place à d’autres. Notre parti du Progrès, toujours à l’avant-garde, a remis à jours les drafts de Roddenberry, en prenant le soin d’y introduire des figures nationales et de mettre en couleur le contenu multimédia.

Admirez à la seconde 0:40

Conseils du CJDM:

Fort de son expérience en consulting de réseaux sociaux, le CJDM se permet de faire noter aux auteurs des différentes vidéos que leurs gestion de Tags et leur Search Engine Optimization gagnerait en efficacité afin que Youtube arrête de suggèrer en « vidéo similaire » des vidéos comme: Chaabi Zaman 1960; Le sanglieer domestiqué au Maroc; ou encore un mouton qui tente de se suicider

Je vous parle d’un temps où les moins de vingt ans n’étaient même pas du spermeu…

Face à l’inculture générale, concluons ce billet par une échappée de culture cinématographique. Oui, comme toujours, il y avait tout le temps au Maroc des artistes qui avaient le mérite de faire dans le « think outside of the box ». Monsieur Nabil Lahlou en faisait partie.

Son Film, Le Gouverneur Général de l’île de Chakerbakerbane, est un film à jamais incompris, enfants, on nous le disait fou, on a même laissé passer son film à ‘سينيما الخميس » de Ali Hassan sur la RTM, tellement on se doutait que la génération qui a subit l’école publique volontairement dégradée (génération dont je fait partie) n’allait rien comprendre -ce qui a été vrai- et allait se dire « encore un film marocain pourri », au mieux, on rigolait avec des jeux de mots à base de « chakerbakerbene »

Pour les jeux de mots, certains se rappelleront par exemple de la finale de coupe du trône Raja-Kawkab où les supporters de la verte chantaient en chœur pour provoquer les Marrakechis dont la ville a accueilli le tournage du film:

الشاكربا كربن،             الم***ي  المخَنّن

(Chakerbakerbene,           M***i le morveux)

M**i étant un Marrakechi bien placé au sérail et en même temps responsable du club de la ville ocre dont on taira le nom.

Quel rapport avec les élections? le film raconte l’histoire d’un brave ouvrier, الغربي الريح, Ouest Le Vent (Lgharbi), 20 ans de service, célibataire, candide et docile, dans une entreprise familiale possédant une imprimerie de presse, le patron est en même temps leader d’un parti politique:

حزب الساعة و السعادة, (Parti de l’Heure et du Bonheur).

Tiens ça rime dans les deux langues

On y trouve un peu de tous les personnages: le journaliste qu’on censure en interne (joué par Mahmoud Migri), la musicienne de service,  fille du Zaîm, elle composera la chanson de campagne du parti

صوتوا على حزب الساعة و السعادة     عمرها ما تنقصكم الزبدة

(Votez pour le Parti de l’Heure et du Bonheur    Vous ne manquerez jamais de Beurre)

Tiens je viens de remarquer que ce salopard de Nabil Lahlou a réussi à mettre des débilités rimant dans les deux langues. À au moins deux reprises donc. Je ne sais pas si c’est prémédité, mais Chapeau !

Les paroles et le titre de la chanson de campagne sont donnés entre un café et une recherche de porte clé par le dauphin et futur beau fils du Zaîm, Ssi Âassar.

Autre personnage intéressant, joué par un Mustapha Miftah encore beau et jeune: le meneur syndicaliste, il était venu une fois parler à Lgharbi pour l’embrigader dans le militantisme, chose que celui-ci va refuser net, en relavant l’hypocrisie du meneur ‘مناضل درّْيح’ (militant pipeau).  Le meneur finira ‘boy’ de campagne du parti, et ré-apparaîtra dans une scène pathétique de mondanité à la villa du Zaïm entrain d’essayer de parlotter français; il dira en titubant:

« Pourvu que ze li zilicteur ne glissent pas à gauche » le pauvre parvenu se rachète tant bien que mal sur son passé de tête brûlée…

La partie tragique du film: Lgharbi est « promu » par Âassar, une promotion humiliante où il sera réduit à tailler des crayons, après avoir déjà fait un premier craquage la veille face à la télévision qui présente une émission nommée « liberté et démocratie », on y met en scène un ramassis de débilités -occasion pour l’auteur aussi de sensibiliser, en 1980 déjà sur la situation des maocains de l’étranger rapportant tellement mais traîtés comme des figurants- le lendemain Lgharbi lira une dépêche tombant en plein mois d’octobre parlant de la fin de la tyrannie à l’île lointaine de Chakerbakerben et le retour du Gouverneur Légitime, après « خمسين عام من الظلم، و الدكتاتورية، و اللا إلاهية » « cinquante ans d’injustice, de dictature, d’apostasie.. »

Il s’agissait en fait d’un « poisson d’Avril arrivant au mois d’Octobre, mais qui tombre normalement au mois de Novembre » postée par le journaliste censuré pour se venger en subtilité d’une précédente censure. Psychologiquement déjà instable, Lgharbi pense que la dépêche annonce son intronisation en tant que Gouverneur de L’Île, commence alors la partie la plus difficile à comprendre du film, tellement la subtilité est poussée à l’extrême pour échapper à la censure du Maroc des années 80 et des discours d’Awbache (racailles). L’intellect moyen se perd à travers les messages subliminaux, et la spéculation laisse place à l’interprétation. Ainsi l’asile psychiatrique où Lgharbi est placé rappel étrangement (par la route qui mène vers lui) le fameux bagne de Kelaat Megouna, le trajet menant à l’asile est tout aussi curieux, on passe par les grandes exploitations agricoles des vallées du Gharb, par les mines de Phosphates ou encore les terres irriguées de Béni Mellal (alors qu’on part de Marrakech pour aller vers le sud…)

Pour les flémars ou les incultes, on se contentera de dire que c’est un film raté.

Pour ma part, le débile voulant juste poster un ridicule concours de vidéo a craqué devant le fan du film de Nabil Lahlou, je m’en excuse.

Extraits du Film de Nabil Lahlou posté par ce dernier à l’occasion des élections:

À vos votes ! et à vos propositions d’autres vidéos !

PS: par souci de neutralité, vous pouvez toujours soumettre vos vidéos pour le concours de la vidéo la plus convaincante pour aller voter. Une vidéo inslutant les gens choisissant d’aller voter pourra par exemple être considérée comme une excellente vidéo en faveur de la participation.

PPS: J’aime pas jouer les fans, mais Monsieur Lahlou, si par un imprévisible hasard vous tombez sur ce billet, toute rectification ou éclaircissement sur ce que je dis de votre film m’honorera. Par ailleurs, les choix musicaux pour le film (composés en partie par Younes Migri sont excellents).

USFP: Merci à @ramhal pour la question initiale ayant inspiré ce billet, à Abdullah.A pour la petite discussion d’hier tard la nuit, et à @Hyperconnard pour le titre de la première vidéo.

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Le football sous le ciel du plus beau pays du monde

DISCLAIMER : Voici un billet que le nouveau stagiaire nous a envoyé. Au vu de la sensibilité du sujet abordé, la lecture de cet article est déconseillée à tous les marocains mâles âgés de 4 à 98 ans.

Pour toutes vos insultes, crachats ou jets de pierres, vous pouvez vous adresser à l’auteur, alamovsky, sur twitter.

A.L.

Les matchs de l’équipe nationale de foot sont donc devenus une énorme machine d’auto -promotion du pouvoir. Le processus est toujours le même, pendant une semaine on nous vend le match comme étant l’événement le plus important du siècle, on nous gave de chants patriotiques et de micro – trottoirs où des quidams plus ou moins connus déclarent leur flamme au mountakhab et leur confiance dans la victoire finale (quelques mots à la gloire de sidna ne sont pas de trop), les billets du match sont vendus au compte goutte de manière à créer un effet de rareté qui donne encore plus l’impression qu’il faut vraiment assister au match à venir, que celui-ci est vraiment spécial.

Une fois dans le stade, la mécanique est bien huilée, arrivée plusieurs heures avant le match, prise d’antenne, les images (toujours les mêmes) présentent un énorme Tifo à la gloire de notre pays (cette fois-ci on a eu droit au lion qui rugit), le réalisateur s’attarde sur des spectateurs soulevant des énormes portraits de la famille royale, l’hymne national est repris par 45,000 personnes la voix chevretante le tout se clôturant par un immense Allah, Al watane, Al Malik. Pendant le match, normalement on écrase l’adversaire, @MoncefBelkhayat tweet plein de trucs géniaux sur le génie du mountakhab, sur son admiration pour notre équipe nationale. Après le match, c’est concert de klaxons dans tous les centres-villes de Oujda à Lagouira, à nouveau des micro-trottoirs de citoyens qui disent à quel point ils sont fiers d’être marocains (en n’oubliant jamais une petite phrase sympa pour sidna…). Tout le monde est content, le pouvoir s’est payé une semaine d’auto-promotion gratos, pro-bono, pendant ce temps là, on ne parle plus d’intikhabat, on oublie la corruption, le chômage, dak les nihistes/stanistes/mangeurs de ramdan dial le 20 fév… Les matchs de l’équipe nationale sont notre « fix » à nous, on se paie une tranche de rêve, on a l’impression d’être l’Allemagne ou l’Espagne… C’est beau !

Cette représentation est tellement « 1er degré » tellement assimilable à de la propagande Brejnévienne, que je me dis que c’est pas possible, que les gens doivent doucement se marrer chez eux, que la ficelle est trop grosse, qu’en face c’est la Tanzanie (100 et xième nation au classement FIFA) qu’il faudrait un scénario abracadbrantesque pour que nous ne qualifions pas.. Eh bien non, les gens sont vraiment en lévitation, j’ai regardé le match avec des gens plutôt critiques avec le système, qui aiment débattre, qui n’ont rien du baltagyste urbain.. Et bien là j’avais l’impression qu’ils étaient habités.. « Wow, c’est le plus beau Tifo jamais réalisé », cris d’énervement contre Boussoufa, hurlement de désespoir à l’encontre de Taarabt.. Heureusement, la Tanzanie ne gâche pas l’opération marketing et se laisse massacrer 3-1..

Les godasses© officielles de l'équipe de Tanzanie (Van Gogh - 1885)

Le match en soi, j’ai même pas envie d’en parler, on gagne 3-1 contre la 100 et xième nation mondiale (qui a dû participer à deux CAN tout au plus dans son Histoire), dans son ensemble al mountakhab est composé de garçons de bonne famille qui touchotent bien le ballon. Benatia est excellent, Taarabt a quelquechose, mais ce que j’ai surtout remarqué, c’est quand la terrible Tanzanie (je mets au défi quiconque de me citer un joueur de cette équipe) a égalisé, comme des petits garçons habitués à ce que son papa ou sa maman les emmène à l’école, on s’est fait pipi dessus pendant 30 minutes, @MoncefBelkhayat s’est arrêté de Tweeter, et encore notre qualification n’était jamais en danger, sinon Chamakh aurait fondu en larmes sur le terrain… Mais heureusement, tout est revenu dans l’ordre, on a marché sur les vilains tanzaniens.. Ouf, l’opération marketing est saine et sauve, Taarabt s’est même jeté dans les bras de Gerets pour l’embrasser sur les dents, on peut continuer à croire qu’en fait nous sommes la nationalmanschaft, et @MoncefBelkhayat peut continuer à tweeter des trucs géniaux tout en klaxonnant joyeusement dans sa A8!!!!!

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Au pays du makhzen, le militant est Dieu

Très cher militant,

Permets-moi tout d’abord de te faire part de toute l’admiration que j’ai pour ta constance et pour ta persévérance. Tu as fait du militantisme une profession à plein temps, et tu as de la chance de trouver en ce pays des objectifs nobles pour lesquels tu peux te battre sans te couvrir de ridicule.

Ton militantisme est omniprésent : ta musique est militante, ta timeline sur facebook est militante, ton t-shirt est militant, ton discours, même à propos de banalités est militant, tes lectures sont militantes, ta photo de profil est militante, tes blagues sont militantes, tes cheveux sont rebelles, donc militants. Tu as ce besoin constant de prouver au monde que tu es moralement plus élevé par rapport au reste de la populace, réduits à leur condition de non militants.

J’ai l’intime conviction que si tu étais, disons, en Norvège, tu aurais milité pour l’instauration de la semaine de neuf jours, pour la suppression du dernier wagon des trains, ou encore l’interdiction des roux. Aussi, tu aurais probablement lutté contre la dyslexie sous prétexte que c’est une maladie inventée par le capitalisme, mais on me signale que tu as déjà franchi ce seuil du ridicule.

Dépourvu de tout propos, tu as acquis ces deniers temps une certaine autorité morale que je regrette t’avoir un moment reconnu. Tu t’es servi de moi pour t’auto-proclamer antre chantre de l’intégrité et de la bonne volonté, et tu es devenu, sans que personne ne te donne ce pourvoir, Haute Autorité du Nihilisme et du Militantisme, distribuant les bons points à qui tu veux, et affligeant infligeant les blâmes à ceux qui ont osé te défier. Je regrette avoir eu dans le passé de l’estime pour ta petitesse.

Je ne sais plus, au final, quelle est ma plus grande crainte ; ne pas fêter la chute du makhzen de mon vivant, ou te voir accéder au pouvoir, toi et tes semblables. Tu es un petit tyran que je ne voudrais surtout pas voir un jour diriger le pays. Je te vois bien organiser des autodafés nationaux des livres de Hayek sous prétexte que tu n’es pas d’accord avec ce que tu n’as même pas lu. Je te vois emprisonner tes opposants et tes critiques. Je vois d’ici les pelotons de l’armée révolutionnaire exécuter dans la place publique les suppôts de l’Ancien Régime.

Tu reproches aux makhzenistes le culte de la personnalité du Roi, mais toi-même, mon ami, tu as élevé au stade de divinités supérieures certaines figures du militantisme que tu as souillé par leur invocation répétée, à tort et à travers, t’appropriant ce qui appartient à tous les marocains. Il est par exemple trop tard qu’une Saida Mnebhi devienne figure nationale de la lutte pour la liberté et pour la dignité, tant tu as insisté à associer ton organisation avec la figure grande dame, tant tu as placardé ses photos, imprimées sur du papier de mauvaise qualité, partout dans le siège de ton parti et là où tu te réunis.

Cher militant,

J’ai fouillé dans ta littérature, et j’ai trouvé, entre la dictature du prolétariat que tu soutiens et celle du clergé à laquelle tu t’allies, tout un ensemble de principes hautement démocratiques qui te permettent de gagner haut la main n’importe quel duel rhétorique : l’accusation de makhzenisme. Ta devise est donc devenue : Tu n’es pas d’accord avec moi car tu fais partie du makhzen. Ou encore ; Tu es bourgeois, donc tu as tort.

Tu es ainsi devenu la baltajia des démocrates. T’en rends-tu seulement compte ?

Il ne faudrait pas s’étonner après cela que ta voix ne porte pas parmi les masses populaires, expression que tu apprécies tant. Qui voudrais-tu convaincre par ton discours archaïque que mes parents entendais déjà aux années 70 ? Qui voudrais-tu rallier à ta cause si ton seul argument est l’insulte ? Qui voudrais-tu qu’il t’écoute quand tes communiqués font passer le Maroc pour la Syrie ? Ne crois-tu pas éxagérer un peu lorsque tu évoques les forces de répression sauvage du régime fasciste makhzenien ? Certes, le Maroc est à des années lumières de la démocratie, mais il se trouve qu’aucun de tes compatriotes ne voit parader dans ses rues les forces que tu évoques. Tu passes pour un fou, ou pour un menteur, mais en tout cas pas pour un leader capable de conduire ses camarades à la révolution.

Le philosoraptor fait partie du Makhzen

Or, cher militant, je t’aurais tout pardonné si seulement tu en avais entre les jambes. Jamais, durant toute ta vie, tu n’es sorti dans la rue pour réclamer haut et fort ta république idyllique. Et quand des jeunes, qui n’ont pas ta mentalité de merde, qui n’ont pas ta sclérose idéologique,  ont réussi à rassembler des centaines de milliers de leur compatriotes pour demander la liberté et la dignité, tu t’es incrusté dans leurs rangs comme un rat pour exiger le départ de Mohammed VI que par ailleurs tu n’as jamais demandé publiquement, ni écrit noir sur blanc dans tes documents officiels. Quel courage, dis-donc !

Tu traques n’importe quel décès en vue d’en faire un martyr, non pas de la lutte du peuple, mais plutôt de ta propre cause à toi. Tu jubiles quand tu entends que des troubles quelque part au Maroc dégénèrent, et que morts et blessés sont peut-être tombés. Tu n’as strictement aucune envie de voir les choses se calmer et des vies humaines épargnées, parce que tu es plus généreux avec le sang des autres qu’avec le tien. Ce n’est pas la vie digne qui t’intéresse, mais plutôt la République. Comme un petit gamin qui s’agrippe à toi en voulant à tout prix une friandise rouge, alors que la noire a exactement le même goût.

Tu es, à toi seul, un charabia d’incohérences qui me rappelle les gesticulations du frère guide Muammar Khadafi. D’un côté, tu prétends être exempt de toute collaboration avec le Makhzen, et de l’autre tu vas mendier ses subventions (en ce justifiant par une débilité que je t’épargne de ridicule de rapporter ici) et tu vas travailler comme enseignant ou comme fonctionnaire de l’Etat. D’ailleurs, je te vois organiser des manifestations pour intégrer tous les diplômés chômeurs sans sélection à la fonction publique, c’est-à-dire au Makhzen.

Très cher militant,

Je ne discuterai plus de choses sérieuses avec ta médiocrité. Je te parlerai de nanas et de la consistance de leurs poitrines. J’espère seulement que tu ne vois pas en le sexe une occupation bourgeoise et makhzeniste, mais cela ne m’étonnerait point.

Tu as réussi à me dégoûter de la politique. Tu peux t’en réjouir, car c’est probablement le seul combat que tu peux espérer gagner.

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Qu’est ce qu’un Islamiste et comment le soigner ?

Je voudrais, en avant-propos, clarifier ma position envers la branche rétrograde de notre pays : Je n’ai rien contre les islamistes, et d’ailleurs pour tout vous dire, j’adore les chiens. Seulement, et au vu de l’actualité, je commence à me poser quelques questions sur leur rôle dans notre société : sachant qu’un islamiste ne se mange pas et qu’il n’est pas biodégradable à cause de la trinitrotoluene, nous sommes en droit de nous demander ; qu’est ce qu’un Islamiste ? A quoi sert-il ? Que veut-il ? Et comment le vaincre ?

Mais alors n’en disons pas plus, et découvrons ensemble le comment du pourquoi de l’Islamisme d’une manière objective et scientifique.

Qu’est-ce qu’un islamiste ?

Un islamiste est un amas de viande, d’os et de bullshit qui circule sur la voie publique en se faisant passer pour un humain raisonable. L’islamiste, ainsi déguisé, peut être confondu avec Paul Krugman en raison de la barbe de ce dernier.

A noter que si le musulman croit en Dieu, l’Islamiste, lui, se prend carrément pour Dieu. Les deux catégories ne sont donc pas à confondre.

Que veut l’Islamiste ?

L’islamiste agit de concert avec le restant de ses frères à la poursuite d’une seule et noble mission : faire chier le maximum de personnes dans la mesure du possible. Parfois, il arrive à faire chier tout un pays en mettant les bâtons dans les roues d’une révolution ou en interdisant aux femmes de conduire. Vous l’avez compris : l’Islamiste ressemble à ton pote Amine le reloux, tu sais celui qui vient en soirée sans y être invité, sans ramener ne serait-ce qu’un paquet de chips, et qui, en plus, ce connard, va sur ton PC pour changer la playlist et mettre Lady Gaga. Bah tu vois ? Un islamiste, c’est tout pareil, sauf qu’il te casse les burnes au nom de Dieu.

Par exemple la dernière fois j’étais avec un accessoire féminin pour lequel j’ai beaucoup de tendresse, laquelle autorise quelques balades de mes mains dans les prairies ensoleillées de son corps à la recherche d’une certaine volupté qui voyez-vous me fait oublier l’horrible platitude de ce monde de brutes. Mais alors qu’au tournant de sa hanche, après avoir achevé la descente de son dos au pas, reprenant mon souffle en vue d’escalader son ventre vers ses deux sommets que je n’ai cesse de saisir du regard depuis qu’ils lui furent découverts par un appareil vestimentaire dont je remercie l’inventeur, je fus interrompu dans ma sensuelle entreprise par un pamphlet dont je puis comprendre les mots, chacun pris individuellement, mais dont le sens m’échappe totalement : Puissance et force ne sont que par Dieu – لا حول و لا قوة إلى بالله, me lança ainsi un Islamiste, fixant ma main de son regard dégoulinant de bêtise. En parfait bourgeois, j’ai d’abord cru que son charabia verbal me reprochait l’hygiène des ongles, que je reconnais ne pas toujours être conforme aux standards internationaux de la NASA, jusqu’à ce que cet imbécile s’explique : à cause de nous, paraît-il,  la pluie a cessé de tomber et il y a des tsunamis dans ce monde allah ynajina.

Bon, j’avoue disposer d’un certain nombre de pouvoirs supranaturels, comme séduire les jeunes filles par paquets de dix avec un simple regard, sans même conduire une Audi A8, mais je ne crois pas pouvoir déclencher une tempête en effleurant de la main ce qui a pu pointer du coprs d’une jolie demoiselle que les liens sacrés du mariage n’ont pas encore flétri. En fait, l’intention de mon islamiste était claire : me faire chier ma race. Et il y a réussi avec l’aide du Tout Puissant.

Que veut l’Islamiste de ton vagin (ou de ton anus) ?

Pour accomplir sa mission sur terre, l’Islamiste pénètre profondément et avec vigueur dans ton intimité (le concept, jeune pucelle de mon âme, pas l’organe. Retenez-vous, s’il vous plait). Permettez-moi de m’expliquer.

Si je vous dis que je suis, en ce moment-même, confortablement installé dans mes toilettes entrain de me torcher le derrière en partant du bas et en remontant vers la raie, avec du papier rose parfumé grenadine, lequel me donne des picotements à l’anus que je crois dûs à une allergie que jusqu’ici j’ignorais, le lecteur lambda, muni de sa pudeur, s’en retrouvera offusqué que soient révélés au monde entier ces détails qui ne concernent que mon auguste personne. Si je vous raconte ces même détails concernant une dame qui se débarrasse de ses poils pubiens, votre réaction sera la même.

Nous déduisons donc, au vu du dégoût que je vois se dessiner sur votre visage, que vous considérez l’intimité au sens primaire : l’usage fait par les humains de leur organes génitaux, quelques soient leurs orientations sexuelles, ne vous concernent en rien, n’est-ce pas ?

C’est bien là que l’Islamiste se distingue en voulant lui même imposer une sorte de charte, de manuel d’utilisateur de votre propre phallus, qui liste les pratiques sexuelles autorisées. Il rejoint ainsi le pape (une sorte d’Islamiste sans barbe), ce puceau qui voudrait interdire aux hommes d’envelopper leurs pénis de caoutchouc pendant qu’ils commettent le doux péché de la chair.

Je voudrais signaler à nos lecteurs, qui coient que je fais une allusion à Benkirane Abdillah, secrétaire général du très mal nommé Parti de la Justice et du Développement, qu’ils font fausse route. Car si Benkirane ne voudrait pas que les hommes se fassent l’amour entre eux, ce n’est pas par homophobie, mais simplement parce qu’il préfère les enculer lui-même lorsqu’il sera premier ministre, ce qui est tout à fait légitime.

L’Etat civil et l’islamiste :

L’Islamiste abhorre par dessus tout l’Etat civil, qui le préfère musulman. Je comprends parfaitement qu’un individu puisse croire en dieu, mais qu’un Etat ait une religion, c’est-à-dire qu’un Etat ait un ensemble de croyances métaphysiques et qu’il se livre à un certain nombre de rituels me parait aberrant. Il n’y a que les abrutis et un Islamiste pour y croire.

L’islamiste, un artiste :

Là où l’Islamiste moyen aime à donner son point de vue, c’est à propos de ses goûts artistiques, et il en a de bien merdiques, croyez-moi. Bon, il est vrai qu’on ne comprend pas très bien en quoi un Islamiste s’oblige à critiquer l’art, mais lorsque l’on voit par exemple un Moncef Belkhayat parler de son droit constitutionnel à conduire une Audi A8, on se dit que tout peut arriver dans ce bas monde de cinglés.

Dernièrement, par exemple, le PJD, via l’une de ses organisations parallèles, a violemment critiqué la participation d’un artiste (que j’avoue ne pas être de mes goûts) à une exposition à Marrakech. Le prétexte donné par nos amis barbus est affligeant : cet art là n’est d’aucune utilité, ont-ils dit. L’individu un peu bête, qui pousserait leur raisonnement à deux balles jusqu’à l’absurde, pourrait conclure que la Joconde n’a pas lieu d’être exposée, car elle n’est pas utile, et qu’il ne sert à rien de jouer des Opéras, qui ne servent à rien non plus. Pire, on pourrait enlever toute touche artistique de l’architecture, et construire n3am assidi des immeubles parfaitement rectangulaires et se ressemblant toutes.

Il existe donc en chaque Islamiste un artiste qui a – heureusement pour le bon goût – raté sa vocation.

Comment soigner un Islamiste ?

Il parait que l’Islamisme se soigne à Temara par une mise en bouteille de type Orangina. C’est entièrement faux, et je suggère à M. Laânigri de suivre mon regard qui vient justement de poser sur lui. Quel hasard !

Ceci n'est pas un médicament

L’Islamisme, et cela a été prouvé empiriquement, se soigne par une formule magique : rentre dans le marché de ta tête ! وا تا دخل سوق راااااااسك !

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[blog-express] :Moncef Belkhayat n’est pas un con.

Moncef Belkhatay est-il un con ?

Le département mathématiques et neurologie du CJDM a été chargé d’une délicate mission : prouver que Moncef Belkhayat n’est pas un con, en utilisant la fameuse méthode dite de A + B.

أكبر صنطيحة في العالم

Qui est Moncef Belkhayat ?

Moncef est un jeune ministre du RNI Révolution des Nationale des Idiots, un parti made in China, et conçu dans les locaux du ministère de l’intérieur marocain, département de l’engineering partisan. Il gère le domaine du sport dans le gouvernement de sa majesté, mais il s’intéresse aussi au tabac, à l’aisance matérielle des membres de sa famille et à la répartition équitable des biens du peuple.

Au début, Moncef Belkhayat était à l’Istiqlal, mais il a changé d’idéologie non pas parce qu’il n’a aucun scrupule, pas du tout, mais c’est parce qu’au RNI, on distribue des sandwichs gratuitement, et les nanas trompettistes sont mignonnes.

Moncef Belkhayat est diplômé de l’ISCAE, la meilleure école de commerce du monde entier et de la Voie Lactée selon le concerné. D’ailleurs cette information nous a été confirmée par l’un des co-auteurs de ce blog, lauréat de HEC.

Il semblerait qu’il ait appris justement à l’ISCAE à parler aux journalistes et aux femmes, ce qui explique quelques unes de ses répliques les plus connues, comme surnommer un journaliste « janka janka » ou dire à @houdac «Allah yehdik ou yekoun fi3aoune rajlek ya Houda…. » La classe !

Moul ditay : un homme constitutionnel

Moncef est un homme constitutionnel, c’est à dire qu’il connaît aussi bien sa Loi Fondamentale que son orthographe. Pas plus tard qu’hier, nous avons ainsi appris l’existence d’un article caché de notre constitution, et qui stipule :

Article 404 : Moncef Belkhayat a le droit de voler l’argent du peuple. Et de faire des fautes d’orthographe.

Pour autant, Moncef n’est pas du genre délateur. Il a récemment découvert que l’homme d’affaires Karim Tazi était un gros escroc et qu’il trafiquait les bouteilles de javel. Même si Moncef avoir les preuves, Moncef pas dénoncer.

Moncef Belkhayat, ingénieur automobile (spécialité allumage et stratégie moteur)  :

Notre ami, qui n’est pas con pour un sou, et nous sommes en train de le prouver, a émis une nouvelle théorie que les ingénieurs de Mercedes sont en train d’étudier avec sérieux et entrain : le quota kilométrique mensuel des voitures. Il a ainsi, au bout d’une étude qui a duré cent quatre vingt dix millisecondes, trouvé que seule une Audi A8 peut effectuer plus de 10 000 Km par mois.

Contacté par le CJDM, Abdelouahed KLA-MONIT, ingénieur dans une usine Dachya, confirme les conclusions de cette étude « Nous avons constaté au fil des années que nos voitures ne peuvent pas rouler plus que 50km/mois en conditions météorologiques favorables. Au bout de ces 50km, la voiture s’arrête net et ne peut redémarrer que le premier du mois suivant ».

Nous avons aussi réussi à nous procurer une liste de quotas mensuels de certains modèles :

-Mercedes C 220 CDI  : 300km/mois

-Ford Focus 2.0 TDCI  : 100 km/mois

-Kia Picanto : 10km/mois

– Mercedes D 250 (aka Taxi-Warrior) : quelques mètres par mois.

Ceci explique le choix par notre sportif national, alors qu’il est en fin de mandat, de l’Audi A8. Il s’agit du seul véhicule permettant de pratiquer le hoppy de globe trotter.

Rappelons aux mauvaises langues que cette voiture a dû coûter en location trois fois son prix de vente pour une raison simple : cette voiture n’explose pas lorsque ses passagers tweetent des conneries. Un exploit technologique, avouons-le.

Démonstration; Moncef est-il un con ? :

Selon A+B, Moncef Belkhayat n’est pas un con. Quod erat demonstratum.

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[Dépêche] بلاغ وزارة الأوقاف و الشؤون البوتشيشية بخصوص ليلة القدر و أمور تهمكم

Mon ami @El_boutchichi m’a soumis ce bref communiqué du ministère des Habous et des affaires islamiques de la Zawya Quadirya Boutchichia, refusé par la MAP pour cause de dépassement de quota de dépêches, communiqué que j’ai aussi tôt transmis au top management du CJDM qu’il soit remercié pour sa publication (@L_badikho)

سلام تام بوجود مولانا الإمام المؤيد بالله، سبط النبي مولانا زاده الله بركة سيدنا حمزة على بركته الدستورية،

أما بعد،

إن من هدي سيدي حمزة،  الإمام الهمام الفاضل، العالم العامل، العارف الراسخ الواصل، شيخ الطريقة ومنار الحقيقة أن قال:

« إن من أهل الله من يدعو إلى التخلي قبل التحلي, ومنهم من يدعو إلى التحلي قبل التخلي. ودعوتنا تبدأ بالتحلي ثم التخلي. ومعنى التحلي تذوق حلاوة كل عبادة، والنفوذ إلى أسرار كل قربة يتقرب بها إلى الله، وتذوق الحلاوة يقابله وجود المرارة أو انعدام الطعم، وما لا طعم له لا يترك إلا لما هو حلو، وما هو أحلى يقدم على غيره. وهكذا تتفاضل الأعمال حسب أثرها في ذوق الإيمان، إلى أن يجد المدعو نفسه قد تخلى عن كل عمل قبيح, وتلبس بكل عمل مليح، عن طريق الذوق والتجربة المعيشة، وليس بمجرد التخمين والتقليد« 


و منه جاء هذا البلاغ المنادي بالتخلي عن بعض التقليـــــــد، و بالتحلي بالإبداع اللائق بالعهد الجديــــــــد:

1- في باب ليلة القدر و العشر الأواخر من رمضان: قررنا التخلي عن عادة قيام ليالي الشّك تحسبا لليلة القدر و ذلك لتبين الحق و بروزه بعد 15 قرنا من التسائل حول أي ليالي السنة هي ليلة القدر: إنما ليلة القدر هي الليلة التي تسبق الفاتح من يوليوز لكل سنة ابتداء من عامه 2011 الموافق للسنة واحد من التاريخ الدستوري (انظر الباب الثاني)

2- في باب السنوات و التواريخ: قررنا التخلي عن السنة الهجرية و التحلي بخصائل حميدة مريدة تتخذ من ليلة القدر بداية للسنة و منه نعلن انطلاق الحساب بالسنة الدستورية عوض الهجرية

3- في باب الإعلام: نظرا لعدم جدوى المنابر العمومية في تقريبنا من الشباب و جلب مريدين جدد للطريقة، و نظرا لحجب منابرنا الإلكترونية بالمقالات الكاذبة حول الزاوية، تقرر اتخاذ مدونة رابطة الشباب الأبله المغربي منبرا للزاوية لما يعرف عن الرابطة من نجاح في احتكار الكلمات المهمة على محرك گوگل

بركان، في يومه الثالث و العشرين من الشهر الثاني للسنة واحد دستورية

المغني عبد المالك عند اعتناقه دين الزاوية

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